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LE BLOB

HEAVY MTL : Jour 1 (Danzig, Baroness, GWAR et les autres)

Kristof G
11 août 2013

Suite à cette délicieuse entrée en matière plus que relevée que fut le passage au Metropolis du Summer Slaughter vendredi soir (selon nos informateurs, la prestation d’Animals as Leaders fut effectivement irréprochable), on se rendit sur l’Ile Ste-Hélène très tôt samedi matin, étant également aussi coordonnateur événementiel dans notre autre vie (pour une sortie à La Ronde avec quelques 750 collègues de chez Ubisoft Montréal, avec pré-ouverture exclusive pis toute). On était donc gonflé à bloc pour prendre part à notre festival extérieur préféré.

D’emblée, à notre arrivée sur le site vers 13h10 (vivement être média et skipper toute la file, lorsqu’on arrive à cette heure-là, merci Evenko!), on se dépêcha d’aller du côté de la champêtre scène Galaxie afin d’aller voir les locaux de chez Death Lullaby lancer les hostilités pendant qu’Obey the Brave (featuring le chanteur de feu-Despised Icon) faisait la même chose sur l’une des grosses scènes. Trop dommage que la sono vrombissante (tellement trop de basse!) ne fit pas honneur au deathcore de DL.

On alla ensuite inspecter le site, histoire de repérer les espace VIP (bar moins cher et confort) et média, où on peut faire d’intéressantes rencontres. Comme croiser le chanteur de GWAR en full-costume qui faisait des entrevues (dont une avec Klimbo) et des photos. Drôle.

Justement, de fil en aiguille, en jasant avec la très sympa Sarah de Metal Blade, Klimbo, Mike et votre humble serviteur ont pu accompagner ladite dame sur scène, afin de voir son groupe, GWAR, comme on ne l’avait jamais vu auparavant : des coulisses. MALADE.

Pour les avoir déjà vus plusieurs fois dans le passé, c’était une occasion en or d’assister à un show de GWAR sans se faire asperger d’eau colorée (car le faux-sang y gicle toujours par galons!) et du même coup d’éviter d’abimer son appareil photo, yo.

On était aussi aux premières loges pour voir leurs « slaves » à l’œuvre. Car chez GWAR, la musique est plutôt accessoire (leur metalcore est correct, sans plus) : c’est ni plus ni moins que du théâtre, du grand guignol en sauce heavy… une comédie musicale métal, quoi!

Et leurs slaves (3 mecs, ultra motivés et occupés, se baladant en sous-vêtements!) ont beaucoup à faire. Et ils le font depuis près de 30 ans! Impressionnant.

En plus de récupérer des membres coupés et autres accessoires joliment horrifiques, les slaves (acteurs-accessoiristes) doivent apporter des armes (épées, haches en styromousse) au chanteur Oderus Urungus afin qu’il puisse trucider les différentes personnalités (aussi incarnées par les slaves en costumes) au grand bonheur de la foule.

On a même pu aider un des slaves à remettre en place des armes dans les roadcases du groupe. FUN.

Ensuite, Baroness, l’un des groupes qu’on attendait le plus en ce joli samedi ensoleillé, se tapait la petite scène. Heureusement, leur heavy hard rock (souvent prog et/ou psychédélique) n’eut pas trop de problème à s’harmoniser avec la déficiente sono de cette scène secondaire. Ce fut rien de moins qu’un moment magique.

Alors que les nostalgiques de glam metal devaient se bidonner du groupe hommage-parodique qu’est Steel Panther (en même temps sur une des grosses scènes), les fanas de son vintage ont pu se régaler des riches compositions du groupe de Savannah, Georgia (la patrie de Kylesa, Black Tusk et presque Mastodon qui vient d’Atlanta) à travers les arbres… un décor parfait, comme leur imagerie est très « nature ».

De plus, la prestation du groupe de John Baizley (chanteur-guitariste, artiste visuel et fondateur du groupe) était également assez émouvante pour ses fans montréalais, qui n’avaient pas revu le groupe depuis son dernier passage à l’Olympia (en mai 2012 avec Meshuggah et Decapitated).

C’était à peine quelques mois avant leur terrible accident de la route (survenu le 15 août 2012) qui a failli coûter la vie à plusieurs membres du groupe : bien que Baizley a maintenant plusieurs pièces de métal dans son avant-bras gauche, on put constater qu’il est pleinement réhabilité (à 99% selon le principal intéressé). Fiou.

Ensuite, on passa attraper la fin de la prestation sans surprise de cette bande de motards de Black Label Society, véhicule de ce redneck de Zakk Wylde (mieux connu comme étant le guitariste d’Ozzy, qui remplaça le défunt Randy Rhodes).

On regretta amèrement ne pas avoir choisi At the Gates (groupe culte qu’on ne connait trop peu) lors de la performance oubliable de l’ex-Metallica Newsted et son groupe du même nom. Pas très convainquant comme frontman, notre Jason. Pas trop chanteur non plus. Et que dire de ses compositions, sinon qu’elles manquaient de saveur et de conviction, en plus d’être bourrées des clichés les plus éculés. N’empêche que sa version de Whiplash fut évidemment reçue avec enthousiasme, tout comme le petit bout de Creeping Death, qui fut annexé à une de ses chansons. Même chose pour son rappel, We Are the Road Crew de Motörhead, en l’honneur de notre « godfather » Lemmy Kilmister (qui est présentement en arrêt de travail forcé, comme il commence à être hélas pas mal magané).

Danzig est une véritable icône du métal et du punk. Évidemment, son premier groupe, Misfits, a influencé moult groupes punks au fil des ans; or, les métalleux le portent aussi dans leur cœur, pour une poignée d’albums de blues metal bien satanique. Heureusement pour tous, le crooner (Glenn de son prénom) était en grande forme hier.

Évidemment, une multitude de crânes démoniaques jonchaient la scène, qui fut arpenté par le baquet chanteur tout de noir vêtu sur toute la durée de son court set.

Le Elvis du metal nous a servi tous ses hits, de Twist of Cain à Her Black Wings en passant par l’incontournable Mother, livré en guise de dessert.

Les fanas des Misfits ne furent pas en reste, alors que le Doyle annoncé (guitariste des Misfits, magnifiquement costumé et maquillé à la Frankenstein, « deadlock » inclus) débarqua, avec sa prestance légendaire.

On eut droit à une demi-douzaine de titres du groupe culte (incluant I Want your Skull et évidemment Last Caress, popularisée par nul autre que Metallica), dont un en compagnie d’un fraîchement débarqué Rob Zombie (qui fermera le festival dimanche soir).

Très fun. Surprenant même. Danzig a vraiment assuré et se classera vraisemblablement dans notre top 5 de l’édition 2013.

Tout le contraire de Megadeth, qu’on avait déjà vu deux fois (ici et ) durant l’édition de 2010. Eh bien, sachez qu’on leur a tout de même donné une chance : même si Mega-Dave Mustaine et sa bande nous ont livré d’emblée des puissants classiques tel que Hangar 18 et In my Darkest Hour (et à moindre échelle Sweating Bullets), on se poussa en ne voulant pas gâcher nos souvenirs d’il y a deux ans. Re-croiser Baizey (qu’on avait interviewé plus tôt dans son bus – BangBang-O-Test à lire sous peu sur BangBang) en quittant clôturait plus que bien cette belle journée (oh non, pas d’Avenged Sevenfold pour nous, pitié).

***

Pour le jour 2, les groupes qui nous excitent le poil sont les suivants : Huntress (qui nous intrigue vachement surtout la chanteuse!), Indian Handcrafts (un duo heavy stoner rock qui déchire en sacrament!), Amon Amarth (et leur putain de drakkar!), PHILIP H. ANSELMO AND THE ILLEGALS (notez l’usage de majuscules pour mettre de l’emphase sur l’aspect « FUCK YEAH ÇA VA ÊTRE MALADE » de la chose), Unexpect (beaucoup de respect pour ce combo metal extrême et expérimental local), Havok (thrash!), Mastodon (toujours tellement bons!), Cryptopsy (pour se liquéfier les tympans avant…) et Rob Zombie (en espérant que ça soit plus fun que son passage au fest’ en 2010). On se voit dans l’pit?

PHOTOS: KRISTOF G.

5 commentaires
  • [...] Lendemain de la veille, on était plutôt serin, comme on fut tranquille. Et fébrile comme une petite fille à l’aube [...]

  • Frédéric Noiseux
    14 août 2013

    T’a manqué At the Gates??

  • Emilie
    17 août 2013

    «I want your soul»?????? Le titre de la chanson des Misfits que Danzig et doyle ont joué est «Skull»…..Ouch….

  • Kristof G
    12 septembre 2013

    Emilie : t’as raison! Désolé, c’est corrigé!

  • [...] donc en ayant en tête leur dernier ou leur prochain show qu’on se tape leur petit dernier qui est étonnamment réellement efficace. [...]

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Kristof G

Exilé du Saguenay, Kristof G. est un reporter, mais surtout un spectateur, que ce soit de shows hauts en couleur (de musique qui rap’, qui frappe ou qui décape), d’expositions d’art fonceur et/ou racoleur et de films d’horreur comme d’auteur… bref, de tout ce fait vibrer cet authentique rêveur (et parfois ‘gameur’), qui critique et rime – en crime – sans reproche ni peur.