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Gros Mené : bien belle pêche (critique de show)

Kristof G
7 novembre 2012

Dire que le retour de Gros Mené était attendu relèverait de l’euphémisme. La Tulipe était remplie à rabord de spectateurs de tout acabit hier au soir. Autant de vieux rockeurs que de fans de la première heure, pas mal d’hipsters (après que le facteur culte du band n’ait été relaté par journaliste et bloggeurs) et bien évidemment tout plein de belles demoiselles qui adoooorent Olivier Langevin et le nouveau Galaxie. Donc, une belle grande salle comble qui avait hâte en maudit de revoir le grand Fred Fortin rocker solide avec ses compos et ses textes rigolos. Car Gros Mené, c’est avant tout une histoire de fun, de jams entre chums. Ça avait soif en s’il vous plait.

Pas de première partie ici. Que le plat principal. En plus de Langevin (frontman de Galaxie et guitar hero de Mara Tremblay) à la six-corde de feu et de Pierre Fortin derrière le kit (le marteleur du groupe de Langevin et des Dales Hawerchuk, qui vient aussi de sortir un album perso ce printemps), le power trio était accompagné de Nicolas ‘Nicotine’ Bednarz (Caféïne, Le Nombre), qui se défendait solidement à la guitare. Bref, des gars qui étaient là pour rocker.

Évidemment, le fraichement pêché album Agnus Dei y passa presqu’au complet. Liminant Ménard sonnait comme du bon vieux Gros Mené d’antan, Monstre Marin aussi, bien lent et lourd comme un paquebot arrivant au bar du port. La toune titre, live, était aussi fun que ce qui brasse le plus sur le premier album solo de Fred, un genre de rock dévergondé et alternatif, qui gigotte en ta’.

La livraison fut d’ailleurs très blues rock dans l’tapis, comme en témoignait Venus (avec sa grosse basse vrombissante), Bruins (comme si Pink Floyd avait trop bu de Labatt 50), Ovechkin (les Dales Hawerchuk rencontrent Zappa!) et autres Pote Michel (qui n’aurait pas été déplacée sur un des premiers albums de Galaxie… dans le temps qu’il y avait un 500).

Dans un registre légèrement moins lourd, L’Amour à l’échelle 1/60 rappelait le folk-country atmosphérique des derniers Fred Fortin, alors que St-Prime nous renvoyait dans le territoire plus funky de Jon Spencer. On a même eu droit à Grandes Jambes (tirée de Plastrer la lune, dernier album de Fred Fortin), version joliment déglinguée.

Dommage qu’on n’entendit du premier album du groupe (Tue ce drum Pierre Bouchard, 1999) que la puissante Ski-doo, Garage, Stonefly et Dépanneur (avec Sébastien Séguin des Dales au micro). Fred Fortin, l’homme fort du rock québécois, a assuré encore une fois. Une richesse qu’on devrait exploiter, un joyaux brut qu’on ne doit surtout pas polir. Méchant trésor national. Rare

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Kristof G

Exilé du Saguenay, Kristof G. est un reporter, mais surtout un spectateur, que ce soit de shows hauts en couleur (de musique qui rap’, qui frappe ou qui décape), d’expositions d’art fonceur et/ou racoleur et de films d’horreur comme d’auteur… bref, de tout ce fait vibrer cet authentique rêveur (et parfois ‘gameur’), qui critique et rime – en crime – sans reproche ni peur.

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