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LE BLOBFME 2011: Le lendemainKristof G3 septembre 2011
Comme il avait été très sage au jour 1, votre scribe passa un lendemain de veille particulièrement serein, tel que relaté dans son post d’Introduction. [Parenthèse de bloggeur gonzo: rien de mieux qu’un soundcheck de Monogrenade pour rédiger un post, après avoir interviewé les joyeux punks locaux de Nique à Feu – bientôt sur BangBang]. Tel que prévu, on alla voir le formidable auteur-compositeur-interprète local Philippe B à L’Écart…Lieu d’Art Actuel, pour un court concert très spécial en forme de lancement abitibien pour son délicieux 3e album, Variations Fantômes, lancé ce printemps sur Bonsound. Quel talent. Il manie aussi bien le folk bluesy, le rock country-fié que la chanson endimanchée. De plus, ledit concert avait lieu dans une galerie d’art, où sont présentement exposées les photographies accompagnant chacune des pièces de l’album dans la pochette (particulièrement mises en valeur dans la version vinyle). Appuyé d’un joli décor rococo (cadres désuets mais lumineux + coquilles st-jacques drôlement allumées), monsieur B nous raconta ses histoires nostalgiques et/ou mélancoliques, toujours joliment poétiques, en s’accompagnant à la guitare, s’entrecoupant de ces marrantes interventions qui font son charme. Il faisait plus que chaud pour ce show suintant et très couru (B est avec raison très apprécié des locaux); « c’est là qu’on reconnait ses vrais fans!», ironisait le principal intéressé, qui avoua après coup avoir raccourci son récital, afin de ne pas faire fonder son audience ultra-familiale (on a même aperçu un bébé se faire allaiter – on doute avoir pu voir ça à Montréal). Une petite centaine d’heureux, qui nous comptait heureusement parmi eux (on n’aurait manqué ça pour rien au monde). Authentique. Après ça l’apocalypse (sur l’air de la toune de Basta): une ‘tornade’ de vent et de sable dans les yeux précédait le déversement abrupte des collossales trombes d’eau qui alourdissaient les nuages, qui s’étaient grissonnés exponentiellement durant tout l’après-midi. Intense et puissant, de voir se déchainer les éléments. Après avoir bouffé les délicieux sandwichs de Chez Bob (eh oui, on est déjà un régulier, après à peinde deux jours en ville), on se dépécha de rendre au Vieux Théâtre pour attraper Socalled, qui avait déjà entammé son set, accompagné des ses joujoux/machines et de plusieurs musiciens, dont un batteur, un saxophoniste, un guitariste et un bassiste, en plus de sa complice de toujours, Katie Moore (qui jouait juste après à l’Agora). Toujours un plaisir de voir ce DJ/MC juif nous faire bouncer avec son hip kletzmer ultra hop la vie. Impossible de s’emmerder avec Socalled. Tout le contraire de Panache, qui étrangement manquait cruellement de… panache (observation de Charles, collègue et pote NoMag-ien). On leur donne cependant des points pour leur reprise francophone de Son of a Gun, une toune de Vaselines, reprise par Nirvana sur Incesticide. Pas trop grave, comme ça nous permit d’aller prendre l’air (à Rouyn, on ruisselle de partout dans toutes les salles), avant le solide concert de Malajube. Les gars (Thomas, Mathieu et Julien, et en remplacement de Francis, Jean-François Mineau, le cousin des deux autres) étaient en super forme. Des pros. Très rock comme perfo, parfois psych et dissonant (rappelant par moment Sonic Youth!), doté de basses fréquences de la mort (ça vibrait en sale). Julien nous avait même apporté des cochonneries à bouffer (du chocolat, des boite de Pringles…) qui lançait dans la foule. Un marrant. Dommage qu’on ait dû en manqué un bout pour aller piquer un sympathique jasette backstage à Socalled, afin d’en savoir plus sur sa comédie musicale (à venir sur BangBang un peu avant Pop Montréal). On aurait bien aimé écouter un eu de ce que Pat Jordache (chaudement conseillé par des nouveaux amis) si seulement il avait débuté à l’heure. Tant pis pour lui, on est allé se rocker la vie au Diable Rond, avec une bigarrée bande de Canailles. Toujours aussi passionnés, ces gars et ces filles de party, qui livrent leur folk bluegrass aussi cajun qu’endiablé, qui donne toujours aussi soif; dommage quand le bar n’a pas de whisky. Vivement un album en bonne et due forme! Hélas, le globetrotteur rockabill’ Hanni El Khatib (accompagné d’un batteur) n’a pas assez de skills au niveau riffs pour nous retenir… fait qu’on alla s’enfiler une poutine au Morasse, où Piano Chat se produisit de façon spontanée un peu plus tard. En bonus, le set list de Malajube: *** Quoi voir ce soir? Monogrenade Chez Bob et/ou le platiniste DJ Brace au Groove, suivi d’une prestation surprise de Patrick Watson dans le parking d’une mine (!), pour ensuite se taper un trio d’enragés pleins d’énergie (les punk-rockeurs de Nique à Feu, les post-punks de Duchess Says et les rockeurs sans lendemain de chez Galaxie) mettre le feu au Petit Théâtre, suivi de l’anomalie surf/expérimental/cinématographique/moyen-oriental qu’est Secret Chiefs 3 (incluant des ex-Mr.Bungle) qui fera exploser le Cabaret, avant d’aller se finir à l’Agora avec les groove/jam/jazz trio de Plaster et autres électronismes nocturnes. Gros programme. PHOTOS: KRISTOF G.
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