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Deftones: entrevue avec Abe Cunningham et Frank Delgado

Kristof G
5 juillet 2011

Comme on a vraiment trop hâte à HEAVY MTL (patience, plus que 18 jours…), on vous offre enfin notre entrevue avec deux métalleux des Deftones, soit le batteur Abe Cunningham et le DJ-échantillonneur Frank Delgado, qu’on avait rencontré dans les coulisses du Metropolis quelques heures avant leur plus récente prestation à Montréal (lisez notre critique en cliquant ici).

BangBang: Des souvenirs de shows à Montréal?

Frank Delgado: Ce que je me souviens, surtout, c’est sortir en ville après les shows, et d’être surpris par tous ces clubs et restaurants, à quel point la ville était vivante; ça a toujours été une ville le fun…

Abe Cunningham: Sait pas trop… je crois qu’on a toujours eu hâte de revenir, surtout que la dernière fois datait d’assez longtemps…  [NDLR: leur dernier show était 25 novembre 2003].

BB: Petit retour dans le temps : comment vous êtes-vous rencontrés?

FD: Après avoir grandi dans le sud de la Californie, j’ai déménagé à Sacramento en ’92 (…) Un ami mutuel entre moir Chino [Moreno, chanteur de Deftones] m’a trouvé un gig de DJ à un club appelé le Kato Club, un lundi…

BB: C’était quel genre de soirée ?

FD: Une soirée hip hop. Chino est passé un soir avec une couple d’autres potes et on a fraternise; par la suite, il m’a fait écouté une cassette de leurs enregistrements et m’a invite à leur studio, où j’ai rencontré Abe, pour finalement commencer à me tenir avec eux de plus en plus au fil des ans, jusqu’à temps qu’ils décrochent un contrat de disque et qu’ils m’invitent à enregistrer. C’est pas mal comme ça que ça a fait boule de neige.

BB: Compte tenu du statut actuel de l’industrie de la musique, qu’est-ce que ça prend selon vous pour survivre de nos jours?

AC: Tourner beaucoup, j’imagine. Et du merchandising. Mais en même temps, le monde entier est en tournée (…) Nous vivons dans des temps très congestionnés (…). On aimerait bien tourner constamment, mais on ne voudrait pas se brûler ni écœurer nos fans en passant trop souvent, t’sais. Tout est une question d’équilibre.

FD: La meilleure chose à faire est de prendre avantage de tous les outils qui sont à notre disposition, comme les réseaux sociaux, et de tourner en masse (…) Il y a de la place pour tout le monde dans ce business.

BB: Pour cette tourée, vous avez mis en vente des billets VIP (incluant rencontre avec le groupe et photos, un présente lors du sound check, et plus) pour vos fans à travers votre site web; d’où est venue l’idée?

FD: Honnêtement, je crois que c’est du manque de ventes d’album. Aujourd’hui, les jeunes veulent juste un accès total, que ce soit avec Twitter ou je ne sais trop… On essaie simplement de faire de quoi de différent [comme les propositions de fous de Josh Freese, Maynard de Tool et son vin, les shows solo de Jack White…], interagir avec les fans (…) ça fait plus d’argent pour nous et du bon temps pour eux.

BB: On ne peut vraisemblablement télécharger une expérience comme ça.

AC: Effectivement.

On leur a aussi jasé de la non-sortie de l’album Eros et de Chi Cheng (l’état de leur premier bassiste – qui eu un grave accident d’auto en 2008 – est plutôt stable, sans réellement de progrès), de l’enregistrement de Diamond Eyes (qui s’est super bien passé, avec leur nouveau bassiste Sergio Vega, ex-Quicksand), de film d’horreur (la pièce 976-EVIL est belle et bien une référence à la seule réalisation de Robert ‘Freddy’ Englund) et de leur tournée BlackDiamondSkye (Alice in Chains, Deftones et Mastodon), qu’on aurait adoré voir passer à Montréal.

P.S. Vous voulez voir Deftones live le 14 novembre 2000 à Musique Plus? Cliquez , ici et . C’était juste avant leur show à l’Auditorium de Verdun avec Incubus. Et sachez que c’était bien meilleur à Musique Plus. On le sait car on y était (dans le moshpit en plus).

[Original English Version]

BangBang: Any memories of playing in Montreal?

Frank Delgado: What I remembered, it’s going out after the shows and been amazed by how many clubs and restaurants, I mean the city was alive; always been a fun town to come to…

Abe Cunningham: I don’t know… I think we’ve always been looking forward to come back, we haven’t been here for a while…  [NDLR: leur dernier show était le 25 novembre 2003].

BB: Gowing back in time: how did you two met?

FD: I moved to Sacramento in ’92, I grew up in Southern California (…) A mutual friend between me and Chino [Moreno, chanteur de Deftones] got me this DJ gig at a club called the Kato Club, a Monday night…

BB: What kind of night?

FD: A hip hop night. Chino had come in with a couple of other buddies, they came that night and we hit it off, then he played me a tape of their recordings and invited me in their studio and that’s when I met Abe, and just started hang out with them and more and more over the years, next ting you know they got a record deal, they invited me to record, and it just kind of snowballed from that.

BB: Given to the actual status of the music industry, what do you guys think it takes to survive nowadays?

AC: Lots of touring, I guess. And merchandising. But at the same time, everyone in the world is touring (…) It’s a very congested time (…). We would hope to be on tour all the time, but you don’t wanna burn yourself out and you want people to want you back, y’know. It’s a balance thing.

FD: The good way to go, it to take advantages of all the tools that are out there, like social networking, and tour a lot (…) There’s room for everyone in this business.

BB: For this tour, you put out some VIP tickets (including meet-and-greet, special sound check show, picture with the band, and more) for your fans through your website; how did that come about?

FD: Honestly, I think it’s from the lack of record sales. Today, the kids just want this total access, whether it’s Twitter or whatever… It’s just doing different things [like Josh Freese’s crazy stuff, Maynard from Tool with his wine, Jack White’s solo gigs...], interacting with the fans (…) it makes money for us and good times for them.

BB: Obviously, you cannot download an experience like that.

AC: That’s right.

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Kristof G

Exilé du Saguenay, Kristof G. est un reporter, mais surtout un spectateur, que ce soit de shows hauts en couleur (de musique qui rap’, qui frappe ou qui décape), d’expositions d’art fonceur et/ou racoleur et de films d’horreur comme d’auteur… bref, de tout ce fait vibrer cet authentique rêveur (et parfois ‘gameur’), qui critique et rime – en crime – sans reproche ni peur.