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LE BLOB

Les Francouvertes : Jour 3 (rockons)

Kristof G
22 février 2011

En ce friquet 21e jour de février, régnait au Lion d’Or un aura de fébrilité, qui réunissait plusieurs curieux, quelques médias, des artistes et leur amis. On va évidemment aux Francous (à ne pas confondre avec les Francos de Spectra) pour faire des découvertes. Chose maintenant faite. Or, vous devrez attendre jusqu’à la fin de ce texte (hon).

D’emblée, le quartet de Chicoutimi Mordicus (ex-Mocking Birds) a montré aux Montréalais qu’il avait dans le ventre, soit du rock solidement mélodique, aux arrangements ’70 et assumées influences britanniques, avec Rolling Stones et Oasis en tête (jusque dans les cheveux!), avec un je-ne-sais-quoi du groupe Les Chiens.

Bien que leurs rimes sont parfois simplistes, sachez que leur amalgame de chœurs, de vives rythmiques, d’effets vintages et de gros riffs est particulièrement réussi et surtout livré avec assurance (c’est le métier qui rentre!). Mention au veston du batteur, qui rapellait étrangement celui de Beetlejuice.

On aima particulièrement la robuste Plastique Mélodie (et ses vocalises à la AC/DC) et Le Réveil (un mix entre une guit’ Pink Floyd-ienne et des textes à la Fred Fortin… genre). Beau travail, bien qu’à leur place, on aurait choisi un autre nom pour leur réalignement franco (ça fait un peu trad’… non?).

Ensuite, ce fut au tour du projet parallèle de Luc Brien (Les Breastfeeders), Le Kid et les Marinellis, de rocker la place avec leur garage joliment rétro, un brin facile, mais combien efficace (ils ont même fait un peu danser la place!).

En plus de leurs accoutrements aussi classy qu’assortis (en noir et rouge… comme les White Stripes!), leur énergique et étincelante performance doit beaucoup à l’assurance du guitariste Brien (l’expérience), leur côté ultra-accrocheur et surtout à leur leader.

Lorsqu’il n’était pas en train de chanter du yéyé avec l’accent de Johnny Hallyday (mettons qu’il fait plus Dutronc… c’tait pour la rime, t’sais), Cédric Marinelli se faisait aller la tambourine comme un déchaîné, en dansant comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Enfin, la surprise de la soirée (les deux précédents n’ayant rien réinventé) est venu avec Il Danse avec les Genoux, bande d’originaux se foutant clairement des étiquettes. Avec leurs mélodies de feu, leurs textes surréalistes et leur unicité sans pareille, le quintette a rapidement séduit votre scribe. Dans ses dents.

Au menu, claviers, thérémine, guitares, tambourine, basse et batterie conjugués spontanément afin de livrer un espèce de grunge punk actuel complètement cinglé (c’est limite expérimental) et décomplexé, n’hésitant pas une seconde à se rendre dans des contrées inexplorées.

On ne leur rendrait pas hommage en les comparant à Pixies et No Means No, ou chez les locaux, à Arseniq 33, Caniche Hara-Kiri ou Basta. Allez sur leur MySpace maintenant et les voir à l’Esco vendredi (25 février). Rafraîchissant.

Photos: Kristof G.

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Kristof G

Exilé du Saguenay, Kristof G. est un reporter, mais surtout un spectateur, que ce soit de shows hauts en couleur (de musique qui rap’, qui frappe ou qui décape), d’expositions d’art fonceur et/ou racoleur et de films d’horreur comme d’auteur… bref, de tout ce fait vibrer cet authentique rêveur (et parfois ‘gameur’), qui critique et rime – en crime – sans reproche ni peur.