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LE BLOBRCVQ’09: suite et finKristof G2 mars 2009
Désolé pour le délai, qui fut occasionné par une fin de festival bien remplie et une nuit blanche éprouvante. Après avoir vu le Carcasses de Denis Côté, on eut envie d’en savoir plus ce singulier cinéaste. On est donc allé voir son avant-dernier, Elle Veut le Chaos, une étrangeté rurale magnifiquement tournée en noir et blanc (quels plans!). Ici, dans ce bled sans nom au bord de l’autoroute, il n’y a pas grand chose à faire, à part penser à foutre, à sacrer le camp de cette terre et à gagner sa croute… coûte que coûte. Sachez que le film de Côté est à des kilomètres de ce machin Fargo-esque intitulé La Loi du Cochon, bien que les deux aient tournés au bout d’un rang, contiennent chacun un Canuel (Nicolas, le frangin d’Érik, joue dans le Chaos) et de mal léchés petits truands. Tous plus que paumés et isolés de tout, les persos sont dotés de bien mauvaises idées (et d’armes chargées). Il n’y se passe ordinairement jamais rien; néanmoins, tout peut arriver (mais pas du tout de clichés). Touché. Comme Côté était sur place, il fut fort agréable de l’entendre expliquer sa démarche. P.S. Ce film contient deux acteurs ayant participés à deux des plus intenses films réalisés durant la dernière décénie dans la francophonie: Laurent Lucas (Calvaire, 2004) et Catherine Bégin (Martyrs, 2009). Drôle de hasard.
Ensuite, on alla se retaper des cours métrages particuliers, dont plusieurs avait déjà passé au dernier SPASM. Notamment, Le Queloune (magnifique film de clown zombifié, avec Dominique Pinon, AKA l’acteur fétiche de Jean-Pierre Jeunet), La Standardiste (une délicieuse science-fiction, sur fond de Guerre des Mondes à la Québécoise), Roastbeef (une jolie danse moderne rythmée par un boucher bossant dans sa boucherie – eh oui!) et Next Floor (glauque satyre à la Jeunet des premiers temps; bravo!).
Le lendemain, on fut foudroyé par un petit bijou: À l’Ouest de Pluton, de Henry Bernadet et Myriam Verreault. On ne peut pas ne pas le comparer au récent Tout est Parfait. Sauf qu’on peut dire sans rire que Pluton est pas mal plus réaliste et terre à terre. Jamais on n’entend l’écriture derrière les dialogues plus vrais que nature. L’histoire est toute simple (24 heures dans la vie d’une bande d’ados aimant s’amuser) et les situations toujours crédibles (pas de suicides en série ici ni de ringardises à la À Vos Marques… Party). Le film réussi avec brio a capturer en 95 minutes l’essence de ce que peut être l’adolescence, son potentiel, son ignorance, ses conneries et son innocence. Génial. On devrait obliger tous les parents à le visionner. Sérieux.
On resta dans la même salle pour terminer notre festival, avec le programme de courts qui suivait (#12), qui incluait une forte concentration de bleuets (dont des membre en règle de la fâmeuse Clique de Chicout’). De la patrie de Chicoutimi, on eut droit à Dandurand-Cinquième, le 3e court métrage de Philippe Arseneault et de Philippe-David Gagné, ayant participé à la 1e saison de l’émission/concours Fait Ça Court), avec Bernard Arène, Carnior et un caméo du petit Maxime Desjardins-Tremblay. Sympathiquement ironique.
Ensuite, il y eut le ridicule trip de rockeurs à 2$ – et à moustaches! – Sainte-Marguerite (pensez aux ‘dudes’ de Fubar et à cet incroyable type dans Ghost World). Finalement, on termina joyeusement le bloc avec Panorama: Seeking Voïvod de Jean-Marc E.Roy, un très cool mais trop court documentaire fictionnalisé, sur le légendaire groupe métal/rock de Jonquière, avec Paul Sarrazin, Louis Champagne et Stéphane Crête. On alla s’engloutir quelques broues Dans un Party Près de Chez Vous, avec la musique électrique de Plastic Patrick, avant de se poussez chez nous. Coup de Coeurs: N.B. Le récit de ma Nuit Blanche suivra sous (mais pas très saoul) peu…
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